Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

# EN MUSIQUE | ESTRELLA MORENTE

19 Décembre 2012 , Rédigé par Yay' Publié dans #estrella morente, #en musique

C'était le matin, nous étions en voiture. Nous avions le coeur un peu lourd, un peu léger.

Un peu lourd parce que c'était la fin des vacances et que 2 jours plus tard, il faudrait se résoudre à reprendre le rythme boulot/école/devoir/lessives/gamelles.

Mais un peu léger aussi parce que Pimprenelle n'avait pas été facile à gérer. Et rentrer à la maison, retrouver sa routine, sa nounou, ça allait faire du bien à tout le monde.

Petit Homme était plongé dans sa vidéo, Primprenelle dormait. C'était le bon moment pour sortir le CD acheté pendant les vacances et écouter Estrella Morente. Nous n'étions pas sûrs de vouloir l'acheter, dans le magasin, mais le disquaire nous avait vanté sa force, son émotion. Et ce disquaire, nous l'écoutons, il ne nous a jamais déçu dès lors qu'il s'agit d'avoir un coup de coeur en flamenco.

Le cinquième titre nous rassure : nous aimons TELLEMENT ce titre-là que nous sommes heureux de notre achat.

J'attrape la pochette pour regarder le titre et en savoir un peu plus sur "La Estrella" pour apprendre qu'il a été écrit (paroles et musique) par son papa, Enrique Morente. Aujourd'hui, ce papa est décédé mais il est encore très présent. C'était donc ça que le disquaire voulait nous dire : "Cet album est "lourd", vous comprendrez".

On comprend.

Encore mieux quand je lis que le titre suivant, qui s'appelle "Le di a la caza alcance" est un requiem.

Il faut se remettre dans le contexte. Nous sommes toujours en voiture, toujours quelque part en Andalousie ou peut-être plus au nord. Nous ne sommes pas dans les meilleures conditions d'écoute, les enceintes d'une voiture, quelles qu'elles soient, ne valent pas le silence d'une pièce avec une excellente chaîne hifi.

Et pourtant je pleure en écoutant ça :

Il m'arrive de pleurer en lisant certains livres, en voyant certains films, mais pleurer sur de la musique... j'ai beau chercher, c'est rare.

Ah si, il y a cette chanson de Jacques Brel, entendue peu de temps après le départ de ma grand-mère "Les Vieux". C'est toujours fatal.

Voilà, je vous laisse avec ce blues parce que je ne sais pas comment terminer autrement...

Partager cet article

Commenter cet article