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# LA RENTREE SCOLAIRE

4 Septembre 2012 , Rédigé par Yay' Publié dans #enfance, #ma vie mon oeuvre

# LA RENTREE SCOLAIRE

DRIIIIIIIIIIIIIIING

Et voilà... C'est la rentrée...

Petit Homme a inauguré son premier cartable de grand (entrée en CP oblige), rempli du classeur grand format avec 6 intercalaires cartonnés, une quinzaine de fiches plastifiées, un cahier de brouillon petit format, deux crayons de papier, un porte-mine, des crayons de couleur, des feutres, un stabilo, une règle, une paire de ciseaux, un taille-crayon et j'en passe. Fournitures achetées début juillet, pour une fois que je faisais quelque chose avec autant d'avance !

J'écris ces lignes la veille de la rentrée donc j'ignore l'état d'esprit de Petit Homme, j'ignore comment il va appréhender ce premier jour. Bien j'espère. Il a assez trinqué avec sa première année de maternelle.

Curieusement, je ne me souviens pas de mes rentrées scolaires. J'ai beau me concentrer, il ne me vient aucun souvenir. Sauf un. La rentrée en sixième.

Ma maman m'avait conduite en voiture. Nous étions passés devant mon école primaire, tous mes copains étaient dans la cour. Absolument tous puisque je quittais une classe unique de village et que nous n'étions que deux à rentrer en sixième. Tous les autres étaient donc là. Je leur ai parlé depuis l'extérieur du grillage et on s'est fait coucou. Je sentais déjà une maille de sécurité me lâcher au fur et à mesure que cette cour de petite école quittait mon champ de vision.

Nous étions arrivées en ville, étions sorties de la voiture. Ma maman avait mis sa main sur mon front parce qu'elle me trouvait des yeux fiévreux. Je n'avais pas de fièvre (ah si seulement...) c'est juste que je retenais mes larmes le plus possible, mais même en faisant en sorte de ne pas pleurer, ça perlait.

Nous avions franchi la grande porte, puis un porche, puis une allée. Le cheminement était facile cette fois mais lorsque nous étions venues pour l'inscription, nous nous étions perdues dans ce grand bâtiment ancien. Nous étions arrivées jusqu'à un jardin. Ce coin de verdure m'avait rassurée, moi la campagnarde qui débarquait en ville. Ca donnait une touche humaine à ce bâtiment bas sur pattes et relativement sombre.

J'arrive donc, accrochée à ma maman, dans cette immense cour avec de nombreux marronniers (peut-être autant de marronniers que d'enfants de la classe unique que je quittais...) Et bien sûr, encore plus d'enfants que de marronniers. Des enfants par centaines sûrement, même si les rentrées étaient étalées sur la journée. Je suppose que j'ai tenu ma maman encore plus fort par la main mais comme l'appel commençait, il fallait se mettre en rangs.

Je me suis retrouvée dans une file de filles avec celle qui devenait notre professeur principale, la prof de français. Elle avait des yeux rieurs, un visage doux. Ma maman, qui devait avoir autant la trouille que moi de me laisser dans ce tout nouvel environnement, était aller lui parler. Je ne sais pas ce qu'elle lui a dit, je n'ai jamais demandé. Peut-être lui demandait-elle de veiller sur moi à sa place pour que cet immense changement se passe sans trop de dégâts ?

La suite ? Il n'y a pas de suite. Je ne me souviens que de ces deux femmes me regardant au milieu de centaines de filles comme moi, blouse bleue avec le prénom brodé sur la poche côté coeur. Un coeur qui batttait très très fort.

DRIIIIIIIIIIIIIIIIING

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