Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

# QUOTIDIEN, à la campagne

28 Juin 2012 , Rédigé par Yay' Publié dans #Ma vie mon oeuvre

# QUOTIDIEN, à la campagne

C'était un choix de s'installer à la campagne. Une envie de calme, presque une nécessité. Il y a bien un peu de nuisances et désagréments à vivre là. Mais aussi de purs plaisirs.

Rubrique Nuisances sonores

Ce chien.

Une ratagnole qui aboie après tout ce qui bouge incluant ainsi le vif papillon ou le brin d'herbe poussé par le vent. Il a du boulot puisque ses maîtres ne coupent pas la pelouse fréquemment. De quoi laisser de nombreux brins rendre ce chien fada. Chaque aboiement laisse penser que c'est sûrement le dernier. Quel âge peut-il avoir depuis le temps ? C'est un vieillard ! Il faut multiplier par 7 c'est ça ? Pfiouh... un grabataire alors ! Comment peut-il être encore en vie ?! « Caramel ! Tais-toi ! »

Rubrique Plaisirs sonores

Le voisin.

C'est, comme dans beaucoup de foyers, le chef du barbecue. Sa femme prépare la salade, les accompagnements mais lui, il s'occupe du barbecue. Bien avant qu'ils reçoivent leurs invités, il s'active dehors pour allumer son feu, à l'ancienne. Pas question de tricher, lui c'est charbon de bois et patience.

J'adore l'arrivée des beaux jours et ce voisin car il est le premier dans le voisinage à profiter du moindre rayon de soleil pour ressortir tout le salon de jardin, mais aussi sa guitare. Le temps que son feu prenne, il chantonne des airs, tente des morceaux, passe d'un Guy Béart à un Renaud. Je mets alors dix fois plus de temps que la normale pour étendre mon linge (c'est l'endroit le plus proche de la terrasse du voisin!) et profiter de la première fête de la musique de la saison.

Un peu plus tard dans l'après-midi, ils chanteront avec leurs invités des airs que tout le monde connaît. Les uns participent, les autres discutent. C'est délicieux.

Rubrique Désagrément tout court

Le siège enfant dans l'autre voiture.

Quand l'Homme part trop vite (« Allez à ce soir ! ») avec le siège enfant de Pimprenelle dans sa voiture, c'est tout le programme d'une journée qui tombe à l'eau. « C'est pas grave, on ira se promener autour de la maison ! » devient alors la phrase censée consoler Petit Homme de ne pas pouvoir aller ici ou là. Il n'empêche : à faire le sempiternel même chemin qui fait le sempiternel même tour du sempiternel même village pour croiser les sempiternels mêmes promeneurs, on se prend à rêver de galeries marchandes en pleine ville et de têtes inconnues.

Partager cet article

Commenter cet article