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# QUI QU'EST K.O. ?

15 Août 2012 , Rédigé par Yay' Publié dans #fiction

C'est mon deuxième combat de la saison.

L'adversaire m'a nargué tout au long du déjeuner. Il étale sa prétendue force, m'enjoignant à l'affronter, imaginant que je vais me dégonfler.

C'est mal me connaître, mon gaillard. Si on me provoque brutalement, je peux faire l'huître et passer mon chemin, mais là a contrario, à force de clins d'oeil, je suis sur-motivée pour rentrer sur le ring.

Il est 14h, j'ai éloigné les enfants. Le terrain est bon, humide mais pas trop (je ne suis pas du genre à combattre dans la boue, très peu pour moi)

J'enfile les gants et je consacre les premières minutes à observer cet adversaire pour trouver le meilleur angle d'attaque. Quand je vois sa force, je regrette tout de même de ne pas bien suivre un entraînement hebdomadaire, cette bataille serait peut-être plus évidente ?

Trop tard pour les regrets, il faut y aller.

Vaut-il mieux l'aborder par le flanc gauche qui paraît simple, avec de nombreuses prises à ma portée ? Ou alors y aller franco, en pleine face et tenter de le mettre KO dès les premières minutes malgré les nombreux pièges visibles ?

J'opte pour la facilité et le flanc gauche, je me dis que je m'échaufferai en l'affaiblissant. En effet, au début c'est facile, je lui fais du mal mais ça a vite fait de se corser. L'adversaire ne se laisse pas faire et me blesse lui aussi. Le fourbe n'utilise pas les mêmes armes que moi. Je ne réagis pas quand il me pique aux mollets, je me relève mais il me pique plus sournoisement encore dans le dos ou m'attrape par les cheveux. Je fais mine de ne pas m'agacer quand il m'entrave et que je manque de poser le genou à terre. Je lui suis supérieure, je dois garder ça en tête pour qu'il le sache. Je ne dois pas m'énerver ni faire de gestes brusques car je ne pourrai pas anticiper ses pièges. Je me fais plus petite encore pour ne plus être à sa portée et le surprendre sur ses appuis. Je sue, j'enrage mais je poursuis, je ne lâche pas le rythme. Une pique dans le creux de la main, cette fois c'en est trop, je sors ma lame, moi aussi et je fais de gros dégâts.

Un cri m'arrête net.

Primprenelle se réveille de la sieste. Pause goûter.

Deux gâteaux et un verre de lait plus tard, j'y retourne. Ce jardin croit peut-être que je vais le laisser prendre ses aises ? Que nenni, j'ai déjà rempli trois brouette d'orties, de ronces et autres cochonneries rampantes qui se sont imaginées les bienvenues entre mes murs. A ce stade, je ne crains plus rien ni personne.

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